Coronavirus : la faillite d'Hidalgo risque d'entraîner celle de Paris !

04/05/2020

 

La mairie aura échoué en tout dans sa gestion des conséquences de l'épidémie de Coivid-19 à Paris.

 

Tout d'abord, Anne Hidalgo s'est mobilisée pour organiser coûte que coûte les élections municipales alors que nous en dénoncions les dangers lors des débats qui ont émaillé la campagne. Des Parisiens, y compris un ancien élu, y ont laissé leurs vies. Hidalgo devra en répondre avec ses pareils.

 

Ensuite, ce fut l'inertie totale sur l'accompagnement sanitaire. Paris est en passe de devenir le département de France le plus touché par nombre d'habitants ! Et les Parisiens n'auront les masques promis par la mairie qu'après que chacun d'entre eux ait pu s'en procurer par ses propres moyens. Et ce sans même parler de la crasse repoussante des rues durant les deux mois où le balayage fut à peine assuré.

 

Pour masquer, si l'on peut dire, son impéritie, encore plus grande que celle de l'Etat macroniste, Hidalgo a surenchéri dans le confinement répressif. En a témoigné la ridicule et même dangereuse assignation des sportifs à ne sortir que dans des créneaux horaires où ils devaient du coup se concentrer et augmenter les risques de diffusion du virus.

 

Et voilà enfin qu'elle se sert du dé-confinement pour pousser plus loin le bouchon de son absurde politique de circulation dont la démagogie emprunte la forme d'un vélo. Elle prétend interdire, temporairement en théorie mais elle dit déjà que cela pourra être définitif, la circulation des véhicules à moteur des particuliers rue de Rivoli et rue Lafayette, entre autres axes. 

 

Cela est d'autant plus alarmant qu'alors que les transports en commun seront dangereux et anxiogènes et ne recevront qu'un public réduit le transport individuel motorisé est la solution au problème auquel nous sommes confrontés. Le fait que le niveau de pollution n'ait pas été réduit malgré la chute vertigineuse du trafic automobile a démontré que ce dernier n'était pas à l'origine des nuisances qu'on lui impute. On incrimine désormais les épandages agricoles.

 

Pourtant, les interdits municipaux vont contribuer à des reports de circulation et des engorgements difficiles à prévoir, notamment sur les Grands Boulevards déjà congestionnés.

 

C'est une fuite en avant absurde et désolante. Elle ne fera qu'aggraver les difficultés des Parisiens et de tous ceux qui viennent y travailler ou qui voudraient encore s'y distraire. 

 

La situation des restaurateurs et des activités culturelles notamment va être très vite catastrophique et menace leur survie même. Imagine-t-on un spectateur de théâtre venant de banlieue ou de province braver avant longtemps la congestion en même temps que les risques de contamination ? 

 

Le coronavirus va également faire plonger les finances municipales de manière vertigineuse. Par delà sa phraséologie socialiste et écologiste la mairie de Paris dilapide l'argent des Parisiens depuis 15 ans grâce aux droits de mutation prélevés sur les transactions immobilières. Sans cette rente, qui a représenté près d'1,5 milliard d'euros l'an dernier, le système clientéliste d'Hidalgo va s'effondrer ou alors il lui faudra augmenter considérablement les autres types de fiscalité. 

 

La crise du coronavirus va servir de révélateur à toutes ces dérives et ces gabegies. En choisissant la fuite en avant, Hidalgo mène Paris au bord du gouffre.

 

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