La France malade de ses dirigeants

27/03/2020

 

 

Nous voilà donc confinés chez nous pour un temps indéterminé. Avant d’entrer dans une polémique sans intérêt, analysons les faits que nous connaissons ou qu’on nous a donnés à connaître.

 

Wuhan, ville industrielle de 11 millions d’habitants, province chinoise du Hubei qui compte 56 millions d’habitants, soit environ 85 % de la population française : un habitant est admis à l’hôpital avec des symptômes grippaux aggravés par un syndrome respiratoire. Le laboratoire de virologie de Wuhan, joint-venture entre Sanofi et un groupe chinois, détecte un virus de type « coronavirus » baptisé Covid-19, dont la propension à se propager est inédite.

 

Il faut du temps à l’administration chinoise pour réaliser l’ampleur de la contagion. Dès qu’elle s’en aperçoit elle ferme toute la province de Hubei et met en quarantaine 56 millions de personnes, mettant un coup de frein énorme sur toute l’économie d’une province plutôt riche.

 

La Chine communique trop tardivement sur le phénomène, bien que des échantillons du virus aient tout de suite été transmis à des labos européens. 

 

L’Union Européenne ne prend aucune mesure pour limiter les échanges avec la Chine. Pire, le gouvernement Français rapatrie des ressortissants Français bloqués en Chine et au lieu de mettre en quarantaine les militaires qui les accompagnaient sans AUCUN EQUIPEMENT DE PROTECTION, elle les lâche en permission dans la nature. Ce qui nous amène au premier foyer d’infection en France, dans l’Oise. En Italie, personne n’a encore compris l’origine du premier cas. Vu la vitesse à laquelle le virus s’y est propagé, la moindre des choses eut été de fermer nos frontières transalpines. Non seulement nous ne l’avons pas fait au motif que le virus n’aurait pas de passeport, mais nous avons laissé entrer sur notre sol plusieurs milliers de supporters de football italiens.

 

Bruxelles continue de nous dire qu’il ne faut pas fermer les frontières mais l’Allemagne a bel et bien fermé les siennes.

 

Madame Buzyn, triste ministricule de la santé qui n’a rien fait pour réformer nos hôpitaux, quitte son poste au pire moment, pour briguer la mairie de Paris en lieu et place du pauvre Griveaux, qui avait oublié de mettre des bretelles à son pantalon. 

 

Bien que tous les signes d’une campagne impossible, après des grèves insupportables et avec la dangerosité d’un virus incontrôlable, auraient dû faire repousser cette élection, Macron était tellement avide de caser ses pions qu’il n’en a rien fait. C’est seulement la veille du scrutin qu’il a demandé à Larcher la permission de le faire, sachant pertinemment qu’il était trop tard. Mais il a réussi son coup de communication : Larcher lui ayant dit non, si le scrutin n’était pas annulé, ce serait de sa faute.

 

Buzyn ayant fait un flop, la voilà qui pleurniche au nom de « je l’avais dit à Jupiter et il ne m’a pas écoutée ». Dame Buzyn, médecin de papier et accessoirement épouse d’un directeur de l’Inserm qui, à ce titre, inaugura le laboratoire de virologie de Wuhan, connaissait-elle réellement la gravité du problème et n’a rien fait ? Elle serait donc hautement coupable. Si Jupiter l’a réellement empêchée d’agir, il lui suffisait de démissionner et d’alerter les médias. Elle nous démontre juste que la seule chose qui l’intéresse est sa petite carrière. Cette femme comme la plupart des gens qui entourent Macron et comme Macron lui-même, est pire qu’un virus : c’est un parasite ! La voilà qui désormais ouvre son parapluie : responsable mais pas coupable ? Où donc ai-je déjà entendu ça ?

 

Et maintenant ?

La France a choisi la même mauvaise voie que l’Italie et l’Espagne, pays gérés comme nous par un chef de gouvernement socialiste, et avec la même particularité : trois chefs illégitimes, parvenus au pouvoir, l’un par un coup d’état judiciaire médiatiquement relayé, l’autre par magouille de clans politiques pour éliminer Salvini, le troisième par une torpille « judiciaire » envers Mariano Rajoy et des alliances contre nature pour prendre et garder le pouvoir.

 

Petit bémol quand même : l’Espagne a pris la mesure du problème et demandé à l’armée de monter des hôpitaux de campagne. Il a fallu 48 heures pour équiper de 5000 lits le Parc des Expositions de Madrid, quand en 15 jours nous avons à peine créé une trentaine de lits dans l’Est. Pour la France,  pays ayant la plus grosse armée d’Europe et qui dépense le plus en protection sociale, c’est brillant. On se demande où passe tout ce fric. Bon on en a bien une petite idée…

 

Sans être médecin, la logique nous dictait de protéger en priorité notre personnel de santé, et de nous appuyer aussi sur nos cliniques privées en cas de besoin, ce que nous ne faisons pas ou trop peu. La méthode coréenne est la seule qui marche : tester un maximum de gens, isoler exclusivement les contaminés, soigner ceux qui sont malades et mettre les autres en quarantaine. Ceci évite de mettre à plat l’économie et permet une vie normale à la majorité des citoyens. De plus les personnes testées positives sans symptômes apparents sont prises en charge plus vite, ce qui permet un meilleur pronostic vital. C’est aussi la voie choisie par l’Allemagne, Singapour, Hong Kong, Taïwan et d’autres. Si la Corée parvient à faire chaque jour des milliers de tests rapides avec un résultat immédiat, pourquoi la France persiste-t-elle à les refuser, ne faire que des tests coûteux et compliqués qui prennent 3 jours pour donner un diagnostic, et pourquoi se limite –t-elle à tester les VIP et les politiciens ? Comment se fait-il que le personnel soignant ait tant de mal à se procurer des masques ?

 

Nos urgences hospitalières étaient déjà saturées avant cette épreuve : on a fermé des lits en quantités et rien investi depuis des années, mais on a embauché des administrateurs producteurs de Cerfas. L’AME fait envahir nos hôpitaux d’une population qui ne paie rien, ne cotise pas, mais n’hésite pas à s’y rendre pour un ongle cassé. Nous manquons de médecins en raison d’un stupide numerus clausus, mais aussi de contraintes débiles qui ne donnent plus envie d’exercer ce métier, autrefois très lucratif, maintenant surtout sur-administré. Le « meilleur système de santé au monde que tout le monde nous envie » a vécu. Il est aux mains de petits comptables de la sécu, de syndicats mafieux et d’administratifs parasitaires. Ne comptons pas sur des « sots cialistes » à la Macron pour changer ça. Nous les avons vus à l’œuvre.

 

Cette carence des hôpitaux est la raison de ce confinement pour tous dont on aura du mal à se relever. Après les gilets jaunes et les grèves de décembre et janvier, notre économie était déjà mal en point. Macron a donné le coup de grâce. Les dommages collatéraux seront énormes, et ce n’est pas pour autant que le virus ne fera pas de ravages, puisque la méthode est stupide. Garder les gens chez eux sans savoir s’ils sont malades ou pas, c’est retarder le moment de prise en charge de ceux qui en ont vraiment besoin jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Pire encore : comme les Chances Pour La France de nos quartiers hors la loi continuent leurs petites affaires au vu et au su de tout le monde et que la police est impuissante à les arrêter, on va punir ceux qui sont déjà confinés, en aggravant encore la situation pour eux, et à coups d’amendes plus ou moins justifiées s’ils sortent le nez dehors et que leur « Ausweiss » semble insuffisant aux yeux du receveur de PV agréé.

 

Pour couronner le tout, Le professeur Raoult, médecin marseillais internationalement reconnu, teste avec succès un médicament, que les Chinois et les Coréens ont essayé aussi : l’état français refuse de l’écouter puis fait une demi volte-face ridicule.

 

Nos gouvernants sont des criminels. Il faudra qu’ils rendent des comptes.

 

 

 

 

 

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