Paris 2020 : laboratoire de la reconquête

05/09/2019

 

 

Une tribune de Serge Federbusch parue dans Atlantico

 

 

Comment éviter à la France la perspective d’un deuxième mandat d’Emmanuel Macron ? Dans tous les domaines vitaux pour notre pays ce chouchou des médias est en effet un président désastreux.

 

Les réformes et les comptes publics ? Des réformettes plutôt, alors que le déficit budgétaire ne fait que croître et que la dette, malgré la politique ultra-accommodante de la Banque centrale européenne ne fait qu’augmenter. Jouant de la peur ressentie jusqu’à Bruxelles et Francfort lors de la crise des Gilets Jaunes, Emmanuel Macron a obtenu un refinancement à taux quasi nul. Cela masque à peine la dégradation continue de nos comptes et le fait qu’à la moindre remontée des taux d’intérêt le budget de l’Etat plongera.

 

La reconquête industrielle et le commerce extérieur ? Nos déficits battent tous les records, accentués par la surévaluation de l’euro, et la France a, à nouveau, cédé une place dans le classement économique mondial, reculant à la septième derrière l’Inde.

 

Le rôle diplomatique ? Malgré les moulinets de bras de Biarritz nous sommes en froid avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Italie, la Russie, le Brésil. Jusqu’avec l’Allemagne qui nous regarde avec suspicion.

 

L’immigration, la laïcité et la sécurité ? Emmanuel Macron est resté un partisan avoué d’une immigration de remplacement pour un peuple qu’il juge trop paresseux. Que les clandestins soient en réalité des charges nettes pour la collectivité et que la réaction islamique menace les valeurs de liberté de conscience et d’universalisme qui fondent notre pacte républicain ne le soucie guère. Le tout dans une ambiance de hausse de la délinquance exogène.

 

La paix civique ? Jamais depuis cinquante ans les Français n’ont subi une telle répression, avec des dizaines de mutilés et d’éborgnés et une rupture profonde de la confiance entre les citoyens et la police.

 

Pourtant ce bilan désastreux, qui justifierait une sanction immédiate, est contrebalancé par le piège tendu à la droite depuis Mitterrand et que Macron réutilise avec cynisme. L’impossibilité apparente d’une union et d’un dialogue entre toutes les droites et même toutes les forces d’opposition, du fait d’anathèmes quasi religieux, semble une sorte d’assurance tous risques contre une véritable alternance.

 

La peur, sur-jouée par les politiciens du système, d’un retour aux années 1930 empêche une part non négligeable de la population de prendre à leur juste mesure les périls de 2030. Ce siècle de retard dans le diagnostic nous fait courir des périls immenses.

 

C’est paradoxalement à Paris, sorte de « Ground zero » pour les patriotes, que ce piège peut être déjoué.

 

Nous pouvons montrer, à l’occasion des municipales de 2020 où des candidats de la LREM se disputeront le droit de faire la même politique désastreuse qu’Hidalgo et où la droite sortante LR part divisée et en lambeaux, qu’une véritable alternative est possible.

 

Aimer Paris, l’association que j’ai le bonheur de présider, a sur tous les sujets qui fâchent : circulation, propreté, sécurité, immigration, dette, coût de la vie et du logement, des solutions neuves et fortes à proposer aux Parisiens.

 

C’est la méthode par la preuve et l’exemple que toutes les droites, et au-delà tous les amoureux de la France, peuvent se retrouver sur des points de convergence.

 

L’union à Paris est certes un combat, comme le dit la célèbre formule, mais c’est aussi l’espoir d’un redressement dans les années qui viennent.

 

 

 

 

 

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