EN VERT ET CONTRE TOUS

10/07/2019

Fort de son succès improbable aux élections Européennes et notamment à Paris, le parti EELV place ses pions et accroit son chantage sur les futurs élus aux municipales. Les naïfs qui s’imaginaient avoir voté « ni LREM ni RN » ont donné une tribune au pire sous-marin de Macron que l’on pouvait imaginer. Un bon indice de la complicité entre les « anticapitalistes-no-borders » et le pouvoir Macronien est la façon dont Isabelle Saporta – la petite idiote avec son insupportable voix de gamine mal élevée – a dû démissionner de RTL en vitesse au lendemain des Européennes de peur qu’on ne jase sur le fait qu’elle est la « compagne » de monsieur Jadot. Or cette petite oie décérébrée pondait chaque jour une chronique bio-écolo-compatible tout droit sortie du discours EELV. RTL n’est pas une chaîne publique, mais comme tous les grands médias, elle est aux ordres de l’Elysée et en attente de subventions.

 

Le drame dans tout ça, c’est que les Verts sévissent déjà suffisamment à Paris. Il semble que ça ne suffise pas. Tous les candidats de gauche, de Hidalgo à Griveaux en passant par Ganzler font de la surenchère verte. Quant à la droite traditionnelle, on ne l’entend pas. Or, l’écologie bien comprise n’a rien à voir avec les élucubrations de EELV, bien au contraire. Les ennemis du progrès et de la liberté ne sauveront ni Paris ni la planète, mais peuvent largement pourrir la vie de tout le monde.

L’environnement est un problème trop sérieux pour être confié à des ignares politisés. L’écologie est un équilibre délicat. Nous vivons et faisons partie de la nature, nos actions, lorsqu’elles visent artificiellement à faire croire qu’on s’intéresse à la planète, ont un impact sur cet équilibre. Les politiciens – et EELV n’échappe pas à la règle – aiment faire des choses qui se voient, alors que les actions utiles sont souvent invisibles : si vous buvez de l’eau potable, c’est que quelqu’un l’a acheminée et traitée, mais ça ne se voit pas. C’est aussi que quelqu’un entretient les canalisations, mais ça ne se voit pas. Par contre vous voyez les nouvelles fontaines à brumisateur, en pleine chaleur estivale, vous trouvez ça bien, vous ne voyez pas le gaspillage d’eau alors même que le gouvernement crée une taxe sur l’eau pour en limiter la consommation (ça ne sert à rien, mais il ne sait que taxer).

 

AIMER PARIS ne rentrera pas dans le jeu absurde de ces gens qui veulent nous ramener au Moyen-Age. Nous sommes des gens sérieux, et nous sommes aussi des gens attachés aux libertés individuelles pour lesquelles nos ancêtres se sont battus. Nous avons un grand respect pour la nature et voulons une politique environnementale intelligente, au service de tous les citoyens. A Paris, ça commence par la propreté et l’hygiène, la destruction des bidonvilles et l’éradication des rats que les écologistes protègent. On ne peut se plaindre que les moineaux disparaissent et laisser proliférer des prédateurs de ce genre. Mais ce n’est pas tout, évidemment.

 

Nous n’avons pas vocation à mettre la ville à la campagne, ni la campagne en ville. Nous ne cultiverons pas des fraises bio en conteneur (ce qui est le comble de l’absurdité : comme un truc aussi anti-naturel peut-il être qualifié de bio ?), nous ne ferons pas d’élevage de coccinelles pour les redistribuer à quelques jardiniers amateurs. Avez-vous remarqué qu’elles ont disparu ? Il se trouve que le Conseil de Paris a voté en 2019 une résolution pour la distribution de ces petites bêtes. Elles n’étaient donc pas perdues pour tout le monde, mais au lieu de les laisser faire leur travail de façon naturelle, la force publique s’en est mêlée et nous a laissé les pucerons. Ils appellent ça de l’écologie ? Aimer Paris rendra sa liberté aux coccinelles.

 

AIMER PARIS n’a pas non plus vocation à élever des moutons le long du périphérique, qu’il faudra surveiller pour qu’ils ne terminent pas en méchoui aux fêtes de l’Aïd, comme ça a failli être le cas récemment. Le périphérique, ce n’est pas la place des moutons.

 

La folie destructrice de nos grands axes et de nos places continue, restreignant encore la place pour circuler, ce qui créera des embouteillages et continuera d’empêcher Paris d’améliorer sa qualité de l’air. En juillet Madame Hidalgo et ses sbires verts interdisent l’accès de véhicules Crit’Air 5 (vieux diesel) à Paris et sur le périphérique et d’autres communes de IDF leur emboîtent le pas. C’est la chasse aux pauvres. Peu leur chaut, ils ne votent pas à Paris. Comme l’offre de transports en commun n’a pas augmenté, les franciliens s’entassent dans des RER et trains de banlieue bondés, par des températures estivales, des files d’attente se forment même aux guichets de la SNCF. C’est l’enfer pour tous ces gens. Ce qu’elle ne voit pas c’est que les entreprises parisiennes vont devoir déménager, et qu’elle se privera de taxes. Les commerces fermeront. Ils ont déjà du mal à survivre, ça les achèvera. Mais Hidalgo veut que tout le monde soit en vélo (elle, elle aura toujours son véhicule de fonction avec chauffeur) : y compris les handicapés, les livreurs, les déménageurs, les artisans, les VRP… Seuls les politiciens et leurs amis auront droit à leur limousine. J’étais vendredi Bd Bourdon, j’en ai vu passer 3 en moins d’une heure, gyrophare hurlant inutilement.

 

Etonnamment nos amis de la nature qui ne pensent que « collectif » ont totalement oublié d’investir dans des transports en commun innovants et utiles. Sans doute parce que pour être innovant et utile il faut faire appel au capitalisme. Depuis la ligne 14, projet engagé par Jacques Chirac, rien de neuf, hormis le tram des maréchaux qui n’est qu’un bus sur rails remplaçant le PC, en plus bruyant. Les investissements du grand Paris ayant du plomb dans l’aile, on se demande si les spectateurs des JO devront venir en vélo. Avec de gros cadenas. Total ne s’y est pas trompé et s’est désengagé de ce piège. On ne peut sans arrêt tirer à bout portant sur une entreprise, et ensuite venir lui réclamer des dons.

 

Il est évident que tout cela ne fait qu’empirer les problèmes de bruit, de pollution (car on ne peut pas réduire éternellement la circulation automobile, et le passage de l’auto au scooter aggrave le problème, et aussi car la congestion ralentit le trafic et crée davantage de particules fines et du bruit). La fermeture de la voie sur berge où il n’y avait pas de riverains a reporté bruit et pollution sur les quais hauts, là où, précisément, ça dérange vraiment habitants et passants.

 

Mais il y a pire dans les folies écologistes : Madame Hidalgo se vante de créer des espaces verts parce qu’elle a entouré quelques arbres rabougris d’herbes folles et végétalisé des toits, avec tous les problèmes d’étanchéité que cela ne manquera pas de poser tôt ou tard, et installé des urinoirs-pots de-fleurs. « En même temps », elle bétonne à tout va. Après avoir saccagé les Serres d’Auteuil, elle a permis à Accor de massacrer une partie du Parc de Bercy pour construire un complexe hôtelier d’une infinie laideur : l’IBIS qui est terminé, à côté du POPB, ressemble à un gigantesque Algeco. Ils auraient dû laisser directement la Base-Vie du chantier, personne n’aurait vu la différence. Mais le pire est à venir avec un chantier du côté de la Gare de Lyon, et un autre dans la ZAC de Bercy Charenton qui demande un petit développement : cette zone située sur un emplacement ferroviaire de la gare de Bercy est totalement enclavée. Le seul accès est le bus ou le métro ligne 14 avec un peu de marche d’un côté, ligne 8 porte de Charenton de l’autre. Il y avait tout de même l’opportunité de faire un vrai plan d’urbanisme. Mais la mairie a choisi ce qui pouvait se faire de pire : un ensemble de 6 tours dont une de 130 mètres de haut, d’habitations (en large partie sociales) et de bureaux. Sans parkings et avec très peu de transports en commun. Comment dire ? Elle va créer un nouveau ghetto, une zone de non droit en plein 12e arrondissement. Pour une fois les écologistes ne la suivent pas totalement. Eux voudraient la même zone de non droit mais sur une surface horizontale plutôt que verticale !

 

Pour atteindre son but la mairie veut détruire partiellement le tunnel des artisans, réfrigérateur naturel qui permet de stocker des denrées alimentaires à 12ºC toute l’année. Une fois partiellement détruit la température ne sera plus maintenue. Qu’à cela ne tienne, la mairie a trouvé la parade : il n’y aura qu’à climatiser ! Ça, c’est de l’écologie ou je ne m’y connais pas ! AIMER PARIS s’engage à arrêter ce projet fumeux, maintenir le tunnel, et refaire un plan d’urbanisme sérieux.

Ne parlons pas de la dernière lubie des « forêts urbaines » qui consistera à massacrer des sites historiques protégés comme le Marais pour planter quelques arbres chétifs. Peu de verdure mais beaucoup de communication.

 

J’oubliais le marché aux fleurs de l’Ile de la Cité, où il est question de construire un bâtiment de verre de six étages, et le parvis de Notre Dame déguisé en centre commercial. AIMER PARIS ne laissera pas faire de pareils dégâts.

 

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