ARROSAGE MUNICIPAL

24/01/2019

 

 

 

 

 

 

Les trottoirs de Paris restent sales mais la mairie arrose beaucoup d’associations lucratives à but douteux. Parmi elles portons notre attention sur la FASTI. Ce n’est pas la seule à qui il faudrait d’urgence couper les vivres, mais il se trouve qu’elle est au cœur d’une petite polémique entre Anne Hidalgo et Benjamin Griveaux, probable candidat marcheur pour succéder à la dame pipi de l’hôtel de ville.

 

La FASTI regroupe diverses associations d’aides aux migrants illégaux. La Mairie de Paris leur a octroyé 3000 euros en novembre 2018, pour un projet d’accompagnement des couturiers sans papier de la goutte d’or. Déjà sur le principe : aider des clandestins illégaux travaillant au noir dans des ateliers tout aussi illégaux sous les ordres d’esclavagistes, c’est assez discutable. Mais qu’une association le fasse bénévolement, c’est son problème. En revanche que le contribuable parisien soit sollicité, c’est absolument insupportable.

 

Mais il y a bien pire : la FASTI est une organisation qui passe son temps à cracher sur la France et les Français, donc sur les Parisiens, pour qui nous serions des salauds de colonisateurs, des criminels, des racistes et j’en passe. La haine du blanc déferle dans chacun de leurs propos. En plus cet organisme intervient auprès des écoles, histoire de bien mettre la haine de la France dans la tête des enfants. Un élu LR au Conseil Municipal du 18e (Pierre Liscia) s’est donc offusqué à juste titre de cet arrosage aberrant, qui a aussi fait l’objet de plaintes de la Licra. Il a voulu s’adresser à l’état et a contacté Benjamin Griveaux puisqu’il est porte-parole du gouvernement.

 

Bien entendu, Griveaux, qui ne perd pas une occasion de se mettre en avant et de critiquer Hidalgo est monté sur ses grands chevaux. Il a dénoncé cette abominable subvention au nom des « valeurs de la république », cela va de soi.

 

Mais non justement ça ne va pas de soi, et d’ailleurs Hidalgo ne s’est pas privée de le faire savoir : en regard des 3000 euros qu’elle a versés, en 2017 la FASTI a reçu de l’état 210.900 euros venant de trois organismes différents (CGET, DAAEN et FDVA*), trois organismes, soit dit en passant, dont on pourrait aisément faire l’économie. La Licra a d’ailleurs interpelé le gouvernement à ce sujet, or les fonds n’ont pas été suspendus. Griveaux ignorait-il qu’il faisait partie d’un gouvernement qui n’a pas la même idée que lui des « valeurs de la république » ? On peut en douter, d’autant plus que Macron a été élu en 2017, mais auparavant il était à Bercy. Ses services ne se sont donc pas penchés sur les diverses et trop nombreuses subventions aux associations ?

 

·         CGET : commissariat général à l’égalité des territoires

·         DAAEN : Direction de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité

·         FDVA : Fonds pour le développement de la vie associative

 

 

LE GRAND DEBAT DE FOND DU GOUFFRE

 

Macron a dit : nous allons faire un grand débat en avant.

 

Un débat est une discussion où chacun apporte ses arguments et répond aux arguments de l’autre. Déjà par principe, lorsque l’organisateur choisit ses interlocuteurs (maires triés d’avance), choisit les questions et oriente les réponses, ce n’est plus un débat, c’est un monologue.

 

Le Grand Débat sur internet ressemble à s’y méprendre au système de budget participatif d’Hidalgo : questions choisies, argumentées de telle sorte que la réponse ne peut aller que dans un sens, celui qu’a décidé l’organisateur, méthode fumeuse. Tout comme dans le système Hidalgo, n’importe qui peut s’inscrire en utilisant autant de pseudos et d’adresses email qu’il veut, il suffit de cocher « je ne suis pas un robot », et le tour est joué. Autrement dit, si par le plus grand des hasards les réponses ne correspondaient pas à ce que Jupiter veut entendre, je ne doute pas qu’une armée d’informaticiens se chargeraient de créer ex nihilo une quantité phénoménale d’adresses bidon pour modifier les réponses en conséquence.

 

C’est d’autant plus fort que Macron parle d’interdire aux internautes d’ouvrir des comptes Facebook avec un pseudo, parce que, enfin quoi, on peut y écrire n’importe quoi, il faut savoir qui écrit quoi. Il est d’ailleurs très inquiétant d’entendre ce genre de propos de la bouche d’un politicien, a fortiori du président.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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