La vérité sur l’épisode insurrectionnel du 1er décembre 2018 à Paris

02/12/2018

 

Que s'est-il réellement passé hier à Paris ? 

 

 

1 - Le gouvernement croit tendre un piège aux Gilets Jaunes en déclarant qu’ils peuvent venir sur les Champs Elysées et, moyennant un simple contrôle d’identité et des objets transportés, pourront défiler paisiblement sur cette avenue.

 

2 - Arrivés sur place, les Gilets Jaunes constatent qu’il n’en est rien : les CRS les empêchent de pénétrer sur l’avenue et les gazent lourdement sans aucun motif.

 

3 - Certains Gilets Jaunes vont se répandre alentour pendant que des « casseurs » - mélange difficile à déterminer de gauchistes, pilleurs des cités, indics et provocateurs infiltrés et même quelques Gilets Jaunes particulièrement énervés - profitent de l’absence de la police ailleurs que sur les Champs Elysées pour se livrer à des déprédations sur les avenues et les rues des 8ème, 9ème et 17ème arrondissements.

 

4 - Les CRS quittent les Champs Elysées dans la précipitation pour se rendre sur les lieux embrasés permettant aux susdits "casseurs" d'y sévir. De chat la police devient souris.

 

5 - La stratégie de la tension suivie par le gouvernement est donc

 

un échec complet : il apparaît à la fois comme incitant à la violence et incapable de l’endiguer quand elle survient.

 

6 - Les émeutiers commencent à prendre goût au désordre et à mesurer leur capacité de faire vaciller l’Etat. Le « pouvoir » est dépassé, décrédibilisé et affaibli.

 

7 - La suite : samedi prochain 8 décembre. Si le gouvernement décrète l’état d’urgence et interdit les rassemblements, il est probable que ses opposants, suffisamment échauffés depuis ce 1er décembre, ne se laissent pas intimider et bravent cette interdiction. Les conditions seront réunies pour une véritable spirale insurrectionnelle.

 

Ainsi, les prévisions de mon livre de 2014 : « Français prêts pour votre prochaine révolution ? » se réalisent peu à peu mais trait pour trait.

 

Sur fond de crise financière et de mécontentement populaire profond, un pouvoir arrogant et poussif met le feu aux poudres à partir d’une mesure en apparence peu importante : une diminution de la vitesse de circulation sur les routes et une hausse des taxes sur le carburant.

 

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