Discours de bienvenue au Président des Etats-unis d'Amérique et d'hommage aux combattants de la Première guerre mondiale.

10/11/2018

  

On ment sur le passé quand on ment sur le présent.

 

La réécriture de l’Histoire est une tentation forte. Elle a cours puissant de nos jours. D’ordinaire, elle accompagne la propagande de saison. Tel est bien le cas aujourd’hui.

 

On entend de plus en plus de doctes folliculaires expliquer que les Etats-Unis sont entrés en guerre tardivement en 1917, pour leur propre intérêt. Mais savent-ils que les prêts et fournitures américains aux alliés, jusqu’à leur engagement formel dans le conflit, malgré leur neutralité affichée donc, étaient 1000 fois supérieurs, j’ai bien dit 1000 fois, à ce qu’ils avançaient à l’Axe ? Les importations françaises depuis les Etats-unis, marginale jusqu’en 1914, représentaient 30 % de nos achats à l’étranger en 1917. Ce fut plus qu’une bouffée d’oxygène ; un appui vital et déterminant.

 

Et, quelles que furent les difficultés de Wilson à convaincre ses concitoyens à entrer en guerre, il y parvint. N’oublions pas les 4 millions de soldats mobilisés dont 2 millions sur le sol français. N’oublions pas les 500 000 Américains avec les 2 780 pièces d'artillerie, 380 chars et 840 avions qui s'engagent dans l'offensive Meuse-Argonne, celle qui décidera de la victoire finale.

 

« J’attends les Américains et le chars » : telles étaient les paroles de Pétain qui gagna la popularité dont il fit un usage funeste par la suite grâce au souci d’épargner le sang français en comptant sur les jeunes Américains. Mesure-t-on le sacrifice presque incompréhensible que représentait pour des parents du Texas l’envoi de leurs fils sur des champs de bataille au bout du monde pour une cause à laquelle ils ne comprenaient légitimement pas grand chose ?

 

Bref, c’est un immense merci que nous leur devons, y compris et surtout pour leur aide militaire, à un moment où cette dimension de la victoire est escamotée par un pouvoir français dé-virilisé.

 

Ce retour à la vérité nous le devons aussi aux Américains d’aujourd’hui et à leur président Donald Trump. Peu de gens ont davantage été conspués ces cinquante dernières années. Sa capacité d’encaisse est véritablement phénoménale. En cela il est profondément américain.

 

Que lui reprochent la gauche et les bien-pensants ? Au fond, de défendre son pays sans avoir d’égards pour leur propagande et leurs brevets frelatés de morale. Les problèmes qui assaillent les Etats-Unis sont largement équivalents aux nôtres : la désindustrialisation, une immigration qui prend des allures d’invasion sournoise dont la gauche tente de dissimuler l’importance numérique et l’agressivité culturelle, la domination du politiquement correct qui s’impose au détriment des libertés de conscience et d’expression, le mépris social de soi-disant élites urbaines vivant de protections étatiques pour des couches populaires livrées à elle-même.

 

Et Trump réussit plutôt bien alors que rien ne lui est épargné et que les campagnes de calomnie se succèdent quotidiennement. Trump ne paraît pas légitime à ces Pères-la-morale car ces ennemis du peuple considèrent que la seule légitimité vient de leurs doctes postures.

 

Trump est un peu la revanche du réel contre des discours creux et des anathèmes lancés en boucle mais dénués de sens. Il obtient des résultats là où la plupart des dirigeants européens ne ressassent que des parlotes.

 

Aujourd’hui et demain des activistes décervelés qui ne comprennent pas qui les manipulent vont hurler leur haine de Donald Trump. Leurs éructations vont avoir l’écoute attentive des médias.

 

Opposons leur notre douce et calme détermination à dire à Donald Trump qu’il est le bienvenu sur le sol de France où tant de ses aïeux ont souffert et se sont sacrifiés pour notre liberté et nos vies.

 

Serge Federbusch - Fondateur du Parti des Libertés, Président d’Aimer Paris, le 10 novembre 2018

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