Voies sur berges : la justice mène deux sets à zéro contre Hidalgo

24/10/2018

Merci de cliquer ICI afin de retrouver l’intégralité de l'article de Serge Federbusch. 

 

 

 

Qui observe froidement les conséquences de la fermeture de la voie expresse rive droite à la circulation automobile, décidée par Anne Hidalgo, ne peut y voir qu'une succession d'échecs et de désaveux unique dans l'histoire d'une collectivité locale en France.

 

Après, fait rarissime, un avis négatif de la Commission d'enquête publique et une annulation par le Tribunal administratif, c'est la Cour administrative d'appel qui enfonce désormais le clou en des termes assassins : «L'étude d'impact a délibérément occulté une partie notable des incidences du projet sur les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores, notamment en limitant l'analyse de ses effets sur la pollution atmosphérique à une bande étroite autour des berges, sans en étudier l'impact sur les principaux axes de report de trafic, en ne prenant pas suffisamment en compte les effets négatifs dus au phénomène prévisible de congestion du trafic et en s'abstenant d'évaluer les nuisances sonores nocturnes.» Un véritable réquisitoire! C'est une manière on ne peut plus directe de dire qu'Hidalgo ment et triche.

 

La fermeture de la voie Pompidou crée en réalité de la pollution. Elle est totalement contre-productive, dès lors qu'elle n'a pas été accompagnée de mesures alternatives pour la circulation. Seuls quelques bobos manipulés, ayant fait de la soi-disant lutte contre l'automobile un article de foi, continuent de gober ce roman municipal. Ils liraient pourtant avec beaucoup plus de profit le dernier livre de Christian Gérondeau sur la qualité de l'air à Paris qui démontre, chiffres rigoureux à l'appui, comment toute cette opération est le fruit une véritable opération d'intoxication médiatique et politique. Les prétendus impératifs de santé publique agités par Anne Hidalgo sont des mensonges. Si la qualité de l'air, en très nette amélioration, n'est pas encore meilleure dans la capitale, on le doit surtout aux embouteillages accentués par la mairie.

 

Hélas, cette bureaucrate déguisée en écologiste s'est mis en tête que sa seule chance de réélection est de se peindre en vert d'ici 2020 en faisant oublier son passé socialiste, la saleté des rues, la hausse de la dette, les échecs à répétition des marchés publics ou les projets urbains complètement ratés comme aux Halles ou aux Batignolles.

 

Au moment où un Mélenchon ou une Le Pen sont conspués par les médias pour avoir déclaré ne pas vouloir plier à des procédures judiciaires, Anne Hidalgo annonce que, quoi qu'il arrive, elle ne rouvrira pas les voies sur berges. Elle prend un saugrenu prétexte patrimonial pour adopter un nouvel arrêté comme si le tunnel des Tuileries présentait pareil intérêt. Il faut espérer que le Tribunal administratif annulera ce subterfuge grossier, doublé d'un défi à la justice de la République. La réponse ne devrait pas tarder.

Dans ce cas, et l'on sera donc très bientôt fixé, «Aimer Paris», l'association que j'ai l'honneur de présider et qui entend offrir une véritable alternative aux Parisiens en 2020 entamera toute démarche pour contraindre Hidalgo à rouvrir la voie sur berges.

 

Le cœur de Paris mérite mieux que la démagogie d'Anne Hidalgo. La solution à tout ce gâchis? Un vrai projet d'hyper-centre piéton qui ne pourra se concevoir qu'avec un réseau de tunnels et parkings décongestionnant vraiment notre ville.

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