Mon Gégé et Mon général : Brigitte et Emmanuel ont trouvé chacun leurs interlocuteurs naturels

05/10/2018

Merci de cliquer ICI afin de retrouver l’intégralité de l'article de Serge Federbusch. 

 

« Mon Gégé », tel est le sobriquet affectueux que Brigitte Macron attribue à Gérard Collomb, si l’on en croit du moins les confidences post-démission de l’ex premier flic de France.

 

 Crédit BENOIT TESSIER / POOL / AFP 
 
 

Premier flic et pas premier flop, notez-le bien, car, depuis qu’il a quitté la place Beauvau, Notre Gégé ne tarit pas d’éloges sur son propre compte et tout le bien qu’il a fait et pourra faire au gamin de président avec lequel, toujours selon ses dires, il entretient un rapport « quasi filial ».

 

Comme ragaillardi par l’air rhodanien, Gégé de la Fourvière, a eu en effet cette formule magnifique : « Je serai plus utile au président à l’extérieur qu’au sein du gouvernement »

 

Cela en dit long sur l’importance des fonctions ministérielles en Macronie. Il faut donc suggérer à tous les autres ministres, à commencer par le premier d’entre eux, de démissionner illico afin de restaurer l’autorité et l’efficacité de leur chef.

 

Tout cela rejoint une observation faite de plus en plus fréquemment en Europe : les peuples ne sont jamais aussi bien gouvernés que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement. Belges et Italiens en savent quelque chose.

 

Mais les formules lapidaires du « Gégé des Gones » ne s’arrêtent pas là. « Je ne comprends pas pourquoi ma démission a causé un tel choc». Il est vrai que ce départ n’a fait que restaurer un ordre naturel. « Avec Emmanuel nous échangeons des textos ». Ultra-moderne solitude …

Dans ces conditions, on ne  comprend pas bien pourquoi « Gégé-qui-n’est-pas-Depardieu-mais-de-la-Part-Dieu » annonce ne pas vouloir du dossard « En marche » lors des prochaines élections municipales ! Serait-ce trop lourd à porter ? Y-aura-t-il des candidats macronistes contre les listes Collomb ?

 

« Bientôt nous ne serons plus côte-à-côte mais face à face » a dit Collomb lors de sa surréelle allocution de départ place Beauvau, devant un Edouard Philippe aussi gai et primesautier qu’un croque-mort. Les braves gens des gazettes ont cru qu’il parlait des banlieues. Que nenni, c’était des palais ministériels dont il s’agissait.

 

Et pendant que Brigitte envoyait ses plus affectueuses pensées à son Gégé, Emmanuel devait méditer sur la tombe du général, à Collomb(ey), la versatilité des fidélités en politique.

 
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