Hidalgo surshootée !

28/08/2018

 

Malgré les graves problèmes de sécurité et l'effet d'appel d'air que la présence de la salle de shoot au sein de l'hôpital Lariboisière crée chez les dealers et autres décavés, la mairie d'Hidalgo a décidé d'être fidèle à sa vieille habitude : la fuite en avant.

 

Anne Souyris, adjointe à la mairesse chargée de la santé et des relations avec l’AP-HP, utilise toutes les vieilles ficelles de sa patronne.

 

Comme sur la question des clandestins, elle tente d'impliquer l'Etat dans le traitement des conséquences de ses erreurs puis chouine lorsque cela ne fonctionne pas.

 

Elle a ainsi demandé le 26 juillet l’« intervention urgente » de l’Etat face à l’augmentation du trafic de crack et se plaint qu'aussitôt "évacués" les drogués reviennent. Tiens, tiens, ce raisonnement est strictement le même qu'avec les "migrants". Osciller du laxisme à la fausse fermeté n'a jamais rien réglé, c'est sûr.

 

Et la solution à tout cela selon la mairie ? Ouvrir quatre autres salles de shoot et un bus itinérant pour le crack ! Quand une idée échoue, il faut la pousser à son paroxysme : tous les dogmes en déroute ont le même réflexe.

 

Comme je le disais depuis le début du projet de première salle de shoot et au moment de la consultation populaire que j'avais organisée en 2013 : seules des salles de déshootage sont la solution. Tout système tendant à faciliter la consommation de drogue augmente cette consommation, c'est pourtant simple à comprendre, non ?

 

En attendant, selon les dernières statistiques fournies par la préfecture de police de Paris, entre la date d'ouverture de la salle de shoot, le 17 octobre 2016, et le 26 janvier 2018, « 6 470 personnes ont été contrôlées » et « plus de 1 800 infractions ont été relevées ». Parmi ces dernières, on trouve « des infractions relatives à l'usage, la détention, la consommation de stupéfiants mais aussi des vols, des recels, des ventes à la sauvette ou d'autres infractions », indique le quotidien dans un de ses articles datant du 2 mars. En 15 mois, les forces de l'ordre ont également procédé à « quinze verbalisations pour des événements relatifs à 'des tapages, de l'insalubrité ou de l'alcool sur la voie publique' » avec des riverains sont excédés.

 

Ne reste plus qu'à multiplier tous ces chiffres par quatre ...

 

 

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