Migrants à Paris : les ravages de l’irresponsabilité municipale

Désireuse de faire de l’accueil des « migrants » un marqueur de son ancrage à gauche tout en laissant à d’autres qu’elle la difficulté d’avoir à gérer les problèmes dans le long terme, Anne Hidalgo a multiplié les déclarations compassionnelles depuis 2015.

Elle a posé le principe d’un accueil inconditionnel, c’est-à-dire de ne pas vérifier avant l’installation des demandeurs dans une structure quelconque qu’ils aient la moindre chance d’obtenir le statut de réfugié. Bien évidemment, c’était une incitation à venir à Paris et à s’y installer dans de campements en attendant mieux.

 

De manière tout à fait hypocrite, cette pompe aspirante a vite laissé place à des éloignements dont la ville a demandé à l’Etat de se charger.

 

De juin 2015 à mai 2017, 33 opérations d’évacuation de campements à Paris, qualifiées de « mises à l’abri » ont donc concerné 24 604 personnes. Près de 10 000 étaient prises en charge parallèlement par le Centre de premier accueil (CPA) de Paris.

 

Alors que l’engorgement est devenu évident Anne Hidalgo a surenchéri dans la démagogie en inaugurant, en novembre 2016, un nouveau centre pour réfugiés avec cellule d'accueil dans une bulle gonflable en novembre 2016 à proximité de la porte de la Chapelle, au 70 boulevard Ney dans le XVIIIe arrondissement.

 

Il comptait d'abord 400 lits, puis rapidement 600 mais ce fut totalement insuffisant. Les camps sauvages ont donc rapidement ressurgi, les évacuations repris et tout cela coûte cher. Le seul centre du 18ème revenait à environ 8,6 millions d'euros annuels en frais de fonctionnement, dont 7,24 millions pour l'État.

 

Les locaux se sont immédiatement dégradés et il a fallu fermer les lieux début 2018. Aujourd'hui le système est au bord de l'explosion et des milliers de clandestins vont essaimer en autant de Sangatte parisiens. Mimant la surprise et l’indignation Anne hidalgo a poussé l’inconvenance jusqu’à s’ériger en dénonciatrice, oublieuse de sa propre responsabilité. Elle a donc « promis de se rendre chaque vendredi porte de la Villette pour garder visible une situation inacceptable».

 

Mais cette mise en scène n’était aucunement inutile pour que les riverains et peu à peu tous les Parisiens constatent l’étendue des dégâts !

Quelle solution ?

Même si le problème est d’évidence national et international, Paris doit s’abstenir de toute incitation à s’y installer. Les subventions aux associations irresponsables qui favorisent l’arrivée de migrants à Paris doivent être supprimées. L’hygiène de la ville et la sécurité des Parisiens doivent redevenir des priorités municipales. Tous les aménagements urbains qui favorisent l’implantation de campements doivent être revus, notamment au bord des canaux du Nord parisien.

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