Jeux Olympiques 2024 : Paris doit-il y renoncer pour éviter la gabegie ?

Comme on pouvait le craindre, l’organisation des Jeux olympiques de 2024 s’annonce périlleuse pour les Parisiens.

 

La mairie d’Anne Hidalgo, qui n’est pas capable d’organiser un service de location de vélos, de nettoyer les rues ou de rédiger sans commettre des illégalités un marché public important, est mal placée pour organiser un tel événement.

 

De plus l’essentiel des compétitions et le village olympique seront installés hors des limites de notre ville.

 

Pourtant, du fait d’un « contrat de ville-hôte » mal négocié en 2017, c’est Paris qui supporte l’essentiel des risques juridiques et financiers en cas de coup dur.

 

Les dérives sont déjà là et un rapport de l’Inspection des finances, diffusé en mars dernier, a alerté les pouvoirs publics. Les inspecteurs craignent "de réels risques à la fois de non-réalisation dans les délais de certains équipements mais aussi de surcoûts importants ». A titre d’exemple, le futur centre nautique, prévu à Saint-Denis en face du Stade de France, pourrait voir son coût multiplié par deux, en raison de "risques considérables en termes de délais" liés à l'implication de nombreux intervenants dans le dossier. La construction de ce dernier présente des "risques majeurs". Le coût de l'organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 a été fixé à 6,8 milliards d’euros mais il est acquis que ce budget sera pulvérisé.

 

Bien entendu, Anne Hidalgo et Emmanuel Macron, complices dans cette équipée sauvage, se sont bien gardés de dire la vérité ou de consulter les Parisiens et les Franciliens sur cette candidature.

 

La gloriole et la communication ont étouffé dans l’oeuf tout référendum, contrairement à ce qui s’est passé dans plusieurs autres villes dont les habitants ont voté contre cette gabegie qui, pour un spectacle de trois semaines, met une pagaille et laisse une ardoise pendant des années.

 

Que faire ?

 

Le « Contrat ville-hôte », rendrait hélas très coûteux un désengagement de Paris.

 

En revanche, il faut que la ville déclare qu’elle ne mettra pas un centime de plus que ce qui est prévu initialement. S’il y a dépassement de budget ce sera à l’Etat et au Comité d’organisation des jeux olympiques de supporter ces dépenses.

 

Ensuite, les dirigeants de ce comité ne devraient être rémunérés que s’ils respectent l’enveloppe initiale. Les dépenses d’ores et déjà engagées à Lima par Anne Hidalgo pour une tournée publicitaire sont indécentes.

 

Enfin, un « comité de vigilance budgétaire », réunissant des associatifs, des citoyens tirés au sort et des experts du BTP, de la gestion financière et des événements sportifs, devra être réuni par la ville et avoir accès à tous les documents du Comité d’organisation des jeux et de la société chargée de construire les équipements.

 

Les Parisiens doivent se réapproprier les Jeux olympiques de 2024 avant qu’il ne soit trop tard !

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