Paris : des finances à la dérive !

Paris : des finances à la dérive !

Cette réalité qu’Anne Hidalgo vous cache et comment redresser en six ans les finances parisiennes …
 

1 - Le dérapage des dépenses de fonctionnement
 

Entre 2007 et 2018, les dépenses de fonctionnement de Paris ont augmenté de 49,49 %.

 

Depuis 2010, elle ont crû de 36, 9 %.

 

A titre de comparaison, l’inflation en France a été de 12, 9% depuis 2007 et 8, 11 % depuis 2010.

 

Les dépenses de pure gestion de la mairie Delanoë/Hidalgo, hors tout investissement donc, ont augmenté quatre fois plus rapidement ces dernières années que la seule inflation.

 

On mesure la frénésie de dépenses inutiles de cette mairie.


 

2 - La hausse spectaculaire et inquiétante de la dette

 

Comme l’a relevé le journal l’Opinion, la dette de la ville de Paris s’élevait à 1 milliard d’euros en 2001, année de l’élection de Bertrand Delanoë et elle avoisinera les 6 milliards fin 2018 soit une multiplication par six en dix-sept ans .

 

La dégradation  est inexorable : depuis 2010 la dette a ainsi progressé de 2,48 milliards et, en 2018, sa hausse sera de 12 %.

 

A titre de comparaison, la dette de l’Etat, pourtant préoccupante, n’a été multiplié « que » par 2, 47 depuis 2001. La dette parisienne augmente donc plus de deux fois plus vite que la dette nationale.

 

Le bilan d’Hidalgo est encore plus préoccupant que celui de Delanoë.
 

Ainsi, Hidalgo a-t-elle fait croître la dette municipale de 59,8 % depuis 2014 au moment où l’Etat, malgré sa propre mauvaise gestion, n’augmentait la sienne que de moins de 10 % !


 

3 - Des recettes fiscales et para-fiscales considérables mais gaspillées


 

En 2008, par une manipulation fiscale semblable à celle qu’a connue récemment la CSG, Delanoë avait maquillé des hausses de taux en simples hausses de pourcentage. Ce fut un terrible coup de massue sur les Parisiens. Ainsi, l’augmentation de la taxe foncière avait été de 47 % sur une seule année et celle de la taxe d’habitation de 11,7 %.

 

En réalité, depuis 2001, l’augmentation des impôts et des droits en tout genre (taxes de balayage, d’occupation du domaine public, cantines scolaires, droits de stationnement) a été aussi massive qu’insidieuse.

 

Le plus incroyable est que cette hausse s’est produite malgré celle, encore plus impressionnante, des droits de mutation, c’est à dire la part des « frais de notaire » perçue par la ville et qui augmentait du fait de la hausse des prix immobiliers.

 

Et elle a continué de plus belle sous Hidalgo.
 

Alors que la ville est soi-disant gouvernée par le principe de modération fiscale et que les taux des taxes foncière et d’habitation ont été apparemment gelés, les encaissements ont crû de 27,8 % depuis 2012 et 19,19 % depuis 2014, année de l’élection d’Hidalgo.

 

Des décisions hypocrites comme l’augmentation de la taxe sur les résidences secondaires ou celle de nombreux droits indirects ont alourdi le fardeau fiscal et para-fiscal.

 

A titre de comparaison, l’ensemble des impôts et taxes prélevés par l’Etat et toutes les collectivités locales de 2012 à 2016, derniers chiffres exhaustifs disponibles, est passé de 446,4 à 478,2 milliards d’euros soit une hausse de 7,1 %.

 

Dans le même temps, la fiscalité parisienne croissait de 16,9 %. Plus du double !

 

Décidément gabegie et surimposition vont de pair à Paris. Il n’est pas un domaine des finances publiques où Paris ne fasse bien pire que les autres collectivités françaises depuis 2001. Cela est dû au fait que les socialistes ont trouvé une situation budgétaire ultra saine lors de leur arrivée à l’Hôtel-de-Ville et qu’ils n’ont eu de cesse de dilapider.

 

Seul le caractère relativement indolore des droits de mutation et la richesse de la ville font que les Parisiens ne s’en aperçoivent pas trop. C’est dans cette semi-ignorance que la municipalité d’Hidalgo s’engouffre pour continuer à pressurer les Parisiens.


 

3 - Une autre politique fiscale

 

Cette détérioration historique est la conséquence de dépenses inconsidérées : subventions massives à des associations d’amis, travaux d’aménagement incessants de la voirie, achats clientélistes de logements, équipements culturels inutiles et ruineux (104, Gaîté Lyrique, etc.).

 

En mettant un terme à ces dérives, on peut raisonnablement ambitionner non seulement de ne plus augmenter mais même de réduire les dépenses municipales de 5 % sur la mandature 2020-2026.

 

Cet effort permettra de diminuer du même montant les taux d’imposition infligés aux Parisiens.

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